Plus vite que la lumière

FTL : Faster Than Light

  • C’est un jeu de : Stratégie, Aventure, avec un soupçon de Jeux de rôle, mais c’est surtout un Rogue-Like.
  • Sorti la première fois le : 14 septembre 2012
  • Développé et édité par : Subset Games
  • Disponible sur : PC
  • L’histoire : Vous êtes le dernier espoir de la galaxie ! Les rebelles ont pris le pouvoir et envahissent les différents secteurs, autrefois tenus par la Fédération. À la tête d’un petit vaisseau spatial, vous devez traverser le cosmos pour rallier ce qui reste de la flotte de la Fédération, afin de lui remettre des informations vitales.

Simplicité et efficacité

Si vous avez lu le pitch de FTL, ne vous attendez pas à une histoire plus étendue. En fait, à l’image de tout le reste du jeu, Subset Games a adopté la simplicité et l’efficacité. Un choix sans aucun doute justifié par le peu de ressources dont disposait le studio, le titre ayant été à l’époque financé sur Kickstarter. Néanmoins, le résultat est si bon que je ne peux pas m’empêcher de penser que cette décision a été prise dès la genèse du projet et que ce choix allait s’imposer comme une marque de fabrique.

À vous d’imaginer votre histoire

En ce qui concerne donc l’univers de FTL, tous les éléments de bases sont bien présents : des vaisseaux futuristes capables de voyager plus rapidement que la lumière, différentes races extraterrestres, plusieurs types d’armes, etc. Toutefois, il n’y a ni cinématique ni encyclopédie pour les décrire en détail, seulement quelques petites explications, pour peu que l’on fasse bien entendu l’effort de les lire. Le reste étant laissé aux bons soins de la créativité du joueur. Si bien que FTL ressemble beaucoup aux jeux de rôles textuels, dans lesquels les participants doivent imaginer le monde dans lequel ils évoluent et construire leurs propres aventures à travers les choix qu’ils font.

Un petit simulateur spatial […]

Concrètement, le jeu se divise en deux parties : l’exploration spatiale et la gestion du vaisseau (combats inclus). Pour ce qui est de l’exploration, il suffit de voyager d’un système à un autre jusqu’à la balise de sortie, qui permet de changer de secteur. Le but étant d’atteindre le bout de la galaxie, afin de rejoindre les dernières forces de la Fédération.

Du côté de la gestion du vaisseau, rien de bien compliquer non plus. Il faut juste bien répartir l’énergie disponible dans les différents systèmes en fonction de la situation. Même chose pour l’équipage que l’on peut placer dans différentes salles, tout en sachant que leur simple présence apporte un petit bonus. Quant aux combats spatiaux, ils se résument à viser les dispositifs les plus importants pour affaiblir l’adversaire, jusqu’à le réduire en morceaux dérivant dans l’espace.

[…] bien plus intéressant qu’on le croit

Bien entendu, tout cela n’est qu’une partie des mécaniques du jeu, car au fond FTL propose un gameplay bien plus riche et intéressant qu’on ne le pense au premier abord. Tout d’abord, grâce à la ferraille que l’on récupère durant notre aventure, on peut améliorer les différents systèmes du vaisseau, en acquérir de nouveaux, acheter des armes, ou encore recruter des membres d’équipages.

Concernant ces derniers, il faut savoir que chaque race a ses forces et faiblesses. Par exemple, un Engi est particulièrement doué pour les réparations, mais est fragile au combat. Alors qu’un Mantis est beaucoup plus adapté pour le corps à corps, mais est incapable d’utiliser correctement une clé à molette. De plus, chaque membre d’équipage gagne automatiquement de l’expérience et s’améliore dans le domaine en rapport avec le local qu’il occupe. Pour reprendre l’exemple de l’Engi, placez-le dans la salle des boucliers et à mesure qu’il obtient de l’expérience il accélère leurs régénérations. De même que plus on l’utilise pour réparer les différentes sections du vaisseau, plus il le fait rapidement.

Il ne faut pas non plus oublier les divers types d’armes disponibles et surtout le navire que l’on pilote. En effet, au fur et à mesure que l’on gagne des parties, ou que l’on accomplit certains défis, on en débloque de nouveaux. Il y en existe un pour chacune des races du jeu et chacun d’eux a été conçu pour une tactique particulière. Par exemple, si les vaisseaux humains sont plutôt polyvalents, le Mantis est clairement pensé pour la téléportation et le combat au corps à corps. Par conséquent, il faudra équiper son navire avec les armes adéquates, même si rien ne nous empêche de totalement changer de stratégie.

Enfin, il y a l’affrontement spatial, qui est certes assez simple à aborder, mais qui peut rapidement devenir difficile à gérer dès que les choses se corsent. Car non seulement il faut combattre le vaisseau ennemi en fonction de la tactique que l’on a adoptée, mais il est aussi nécessaire d’avoir un œil sur le nôtre. Heureusement, il est possible de mettre le jeu en pause pour pouvoir réfléchir et prendre des décisions calmement. Par ailleurs, je précise au passage qu’il n’est pas toujours indispensable de détruire son adversaire. Parfois le laisser en vie peut nous rapporter quelque chose d’intéressant, ou plus simplement nous sauver les fesses.

Choix et conséquence

En fait dans FTL, tout n’est finalement qu’une question de choix et de gestion des risques ! En effet, durant notre exploration galactique on devra faire face à différentes situations, pour lesquelles un choix nous sera demandé. Si bien souvent cela se termine par une bataille spatiale, parfois cela peut avoir des conséquences positives ou négatives. Quoiqu’il en soit, il faut savoir que FTL n’impose jamais une décision au joueur et que celles-ci ne sont jamais vraiment bonnes ou mauvaises. À l’exception notable des choix de couleur bleus, que l’on débloque selon les améliorations apportées à notre vaisseau et qui nous sont généralement bénéfiques.

Mais ce qu’il faut surtout retenir, c’est que tout l’univers du jeu est créé aléatoirement. Ainsi vous n’aurez jamais le même parcours d’une partie à une autre, quand bien même on retrouve souvent des situations identiques. Mais attention, un même choix n’aura pas forcément les mêmes conséquences, car elles aussi sont générées au hasard.

Simple et difficile à la fois

En définitive, il ne faut donc pas se fier à l’apparente simplicité du jeu, tant il peut rapidement devenir impitoyable, sans pour autant être frustrant. Le moindre mauvais choix peut vous faire échouer une partie et vous renvoyer au hangar. Les développeurs s’en sont d’ailleurs clairement rendu compte, puisque plusieurs modes de difficulté sont proposés. Toutefois, si le mode facile est tout à fait cohérent avec sa dénomination, attendez-vous quand même à franchir un cap en passant en mode normal. Quant au mode difficile, autant dire qu’il est réservé aux plus téméraires.

Simple et mignon, que demander de plus ?

Comme tous les jeux indépendants, FTL n’a pas besoin d’offrir des graphismes réalistes pour nous donner envie de voyager dans l’espace. Cependant, il ne nous impose pas non plus des visuels pixélisés ou du pixel art, bien au contraire ils sont même plutôt fins. Bien entendu, le titre est techniquement sans failles et fonctionne sur un petit PC portable sans problème.

Enfin, je décerne une mention spéciale pour la musique de Ben Prunty. Constituée de mélodies simples, mais très efficaces, elle donne au jeu une ambiance toute particulière. Ma préférence va aux musiques les plus calmes, car elles donnent envie de juste se poser dans un coin de l’espace pour tranquillement regarder les étoiles.

Verdict

FTL se présente comme un innocent petit jeu tout ce qu’il y a de plus sympathique. Mais ne vous fiez pas à cette apparence trompeuse, car derrière cette façade se cache un rogue-like riche, passionnant, difficile, et surtout chronophage. Si dès le premier clic de souris vous accrochez à FTL, vous ne le lâcherez plus avant longtemps. Et quand bien même, cela ne vous empêchera pas d’y revenir de temps en temps rien que pour le plaisir.


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