Into The Breach

  • C’est un jeu de : Tactique en tour par tour
  • Sortie pour la première fois le : 27 février 2018
  • Développé et édité par : Subset Games
  • Disponible sur : PC et Nintendo Switch
  • L’histoire : Les derniers vestiges de l’humanité sont menacés par les Veks, de gigantesques insectes extraterrestres qui surgissent des profondeurs de la Terre. Afin de contrer cette nouvelle menace, vous devez prendre le contrôle de puissants Mechs venus du futur.

Jaeger vs Kaiju ? Non, Mech vs Vek

Qui aurait cru que Subset Game, déjà responsable de l’excellent FTL, nous offrirait une adaptation de Pacific Rim sous la forme d’un petit jeu tactique ? Certainement pas moi en tout cas. En même temps que ce n’est pas une adaptation officielle du film de Guillermo Del Toro, et cela même si l’univers ainsi que l’histoire sont assez proches, mais le parallèle s’arrête là et pour deux raisons.

Tout d’abord les Mechs n’ont rien à voir avec les Jaegers, car ils sont bien plus diversifiés. Il y a bien entendu le robot géant de base, mais aussi le tank, le canon d’artillerie, l’avion, le soutien, etc. On débute le jeu avec une escouade de base assez classique composée d’un Robot géant, d’un Tank et d’un canon d’Artillerie. Plus tard, au fur et à mesure que l’on joue on débloque de nouvelles escouades composées de nouveaux Mechs. Chacun d’entre eux offrant de nouvelles manières d’appréhender le champ de bataille, nous obligeant à revoir nos tactiques.

L’autre grosse différence, c’est la possibilité de voyager dans le temps grâce à une faille temporelle, mais j’y reviendrais un peu plus loin.

Un jeu tactique facile à comprendre…

Tout comme FTL, Into The Breach est dans l’ensemble assez simple à comprendre et très accessible. Tout d’abord on commence par choisir l’une des quatre îles disponibles. Chacune d’elle possède un environnement unique, une petite histoire, ainsi que différentes missions. Une fois la mission choisie, on se retrouve sur une petite carte tactique de huit cases de côtés, sur laquelle on va pouvoir déployer notre escouade afin d’éliminer les Veks et remplir nos objectifs. Petite précision, les combats se déroulent en tour par tour.

A la fin de la mission on reçoit des récompenses : des étoiles, qui servent de monnaie, et de l’énergie, qui sert de barre de vie. Il ne reste plus qu’à choisir le combat suivant, selon ce que l’on souhaite obtenir et les objectifs à atteindre. Et tout cela jusqu’à ce que l’on déclenche la mission finale, au cours de laquelle on va devoir protéger le QG de l’île et détruire le boss du coin.

… mais pas aussi simple qu’on le croit

Cependant, ceux qui ont déjà joué à FTL savent que derrière son apparente simplicité se cache un jeu bien plus impitoyable, mais tout aussi intéressant et prenant. En effet, il va falloir faire preuve de prudence, de patience et d’un grand sens tactique pour mener à bien chacune de nos missions sans subir trop de dégâts. Transformant parfois même ce qui semble pourtant être un jeu de combat tactique en un véritable puzzle game. D’autant que les ressources sont limitées, le gain de points d’expériences est assez lent et bien entendu il faudra choisir judicieusement les différents équipements que porteront nos Mechs.

Étant donné que tout ceci varie selon le niveau de difficulté, je n’ai alors aucune honte à vous conseiller de débuter en mode facile pour bien assimiler les mécaniques du jeu. Une autre recommandation en passant, profitez du fait que le jeu se déroule en tour par tour, pour bien réfléchir à vos prochains mouvements. Et cela même si le mode facile vous permet d’annuler votre dernier coup, ou même carrément le dernier tour de jeu, car cela ne sera pas toujours le cas dans les modes de difficultés supérieurs.

Avec un soupçon de Rogue-Like

Pour autant une partie peut vite se terminer. Dès lors que vous maîtrisez les mécaniques du jeu, comptez environs deux bonnes grosses heures pour sauver les quatre îles principales, ainsi que pour livrer la grande bataille finale sur l’île volcanique. Mais c’est sans compter la roublardise des petits gars de Subset Games qui nous refont le même coup que FTL : intégrer une petite dose de Rogue-Like.

Dans Into The Breach cela est justifié par la présence de la faille temporelle que j’ai évoqué un peu plus tôt. Ainsi, si la mission est échec, ou que la situation est si catastrophique que l’on préfère tout recommencer, on peut choisir lequel de nos pilotes retournera dans le passé. Celui-ci gardera alors toute son évolution et aura la charge de diriger une nouvelle escouade pour sauver la Terre, dans une nouvelle ligne temporelle.

De plus, il ne faut pas non plus oublier les différents défis à remplir et les différentes escouades à débloquer. Autant dire que si l’on a envie de finir le jeu à 100%, il y en a pour un sacré paquet d’heures.

Le Pacific Rim de pixels

Enfin en ce qui concerne l’aspect technique et graphique du jeu, je ne vais pas trop m’attarder dessus. Tout comme FTL, Into The Breach est un titre aux graphismes aussi simples qu’efficaces, quoiqu’un poil plus pixélisé et ressemblant plus à un jeu à destination des smartphones qu’à un titre PC, ce qui d’ailleurs contribue à le rendre d’autant plus trompeur.

Quant à la musique, c’est toujours le même compositeur, Ben Prunty, qui est au commande, le résultat est par conséquent toujours aussi agréable pour les oreilles et parfaitement adapté au jeu.

Verdict

Je suis tombé sous le charme de ce nouveau petit bijou signé Subset Games. Encore plus depuis que je l’ai acheté sur Nintendo Switch, tant le jeu est parfaitement adapté à son usage. Une petite partie par ci, une autre mission par là, c’est le jeu idéal quand on a 5 minutes de libre. D’autant que c’est toujours un plaisir de relancer le jeu à la moindre petite occasion.

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