Les aventures de Buckaroo Banzai à travers la 8ème dimension

  • C’est un film de : science-fiction, d’aventure et à priori aussi une comédie
  • Sorti au cinéma en : 1984
  • Réalisé par : W.D Richter
  • Ecrit par : Earl Mac Rauch
  • Avec au casting : Peter Weller, John Ligthow, Ellen Barkin, Jeff Goldblum et Christopher Llyod
  • L’histoire : Buckaroo Banzai, un neurochirurgien, scientifique et rockstar à ses heures perdues, se retrouve confronté à des créatures venues d’une autre dimension et qui menacent d’envahir la Terre.
  • Disponible en : Blu-ray

Les aventures de Buckaroo Banzai à travers la 8ème dimension fait partie de ces films cultes dont je n’ai eu de cesse d’entendre parler ici et là depuis des années. Forcément cela a attisé ma curiosité et je l’ai donc noté sur ma longue liste des films à voir. Hélas, lorsque le jour fut venu, j’ai été très déçu.

Pourtant sur le papier, Les aventures de Buckaroo Banzai à traves la 8ème dimension s’annonçait plutôt bien. Un héros capable de quasiment tout faire (scientifique, médecin, rockstar, tireur, manieur de sabre, etc), mélange plus ou moins improbable de deux cultures (américaine et japonaise) jusque dans son nom, se retrouve embarqué avec sa bande de potes dans une aventure qui va le confronter à des créatures venues d’une huitième dimension. Dans le genre histoire bien barge, j’avoue que l’idée me plaisait beaucoup.

Dès l’introduction on sent que quelque chose ne va pas

Malheureusement, si on excepte les acteurs qui s’en donnent visiblement à coeur joie, notamment les méchants qui sur-jouent clairement exprès, le reste du film ne fonctionne pas.

Cela se ressent dès les premières minutes. Tout commence avec un texte jaune qui défile sur un fond noir, ce qui n’est pas sans rappelé un certain Star Wars. Puis s’ensuit la présentation du personnage principal, pour qui il est tout naturel de pratiquer une chirurgie du cerveau, avant de piloter une voiture à réaction, puis de traverser la huitième dimension grâce à sa dernière invention, pour enfin fêter le tout avec un concert de rock dans une boîte de nuit. Le problème c’est que tout nous est présenté d’une façon très directe, sans véritable justification pour rationaliser un peu le tout. C’est comme ça, soit le spectateur l’accepte, soit il décroche.

Un film beaucoup trop sérieux

Par ailleurs cette introduction révèle un autre gros problème du film : il se prend beaucoup trop au sérieux. Si l’histoire et l’univers sont très clairement du second degré, cela est pourtant traité au premier degré. Les personnages agissent comme si tout ce qui leur arrivent était tout à fait normal, alors qu’ils évoluent dans un univers complètement loufoque. Si bien que cela créé un décalage qui nous empêche de s’immerger dans le film.

De plus, cela a pour conséquence de rendre les incohérences encore plus visibles ! Dans un film réellement comique on en rit tout simplement, ou on n’y prête pas attention. Sauf que ce n’est pas le cas ici ! Par conséquent on se demande par exemple pourquoi ces abrutis d’aliens ne trouvent pas le fameux propulseur à oscillation dans le sac de Pinny, alors que plus tard un autre personnage le trouve dans ce même sac… Si le film ne se prenait pas autant au sérieux, on se serait simplement dit que les Lectoïdes sont juste cons, ce qu’ils sont censés être d’ailleurs.

Une mise en scène plate

Comme si cela ne suffisait pas, le tout est amplifié par une réalisation et un montage incroyablement plats. Que la mise en scène soit assez classique, passe encore. Mais que le film manque à ce point de rythme, d’ambiance et même de tension durant les scènes les plus importantes, ce n’est juste pas possible. Ainsi par exemple, durant le dernier acte on a l’impression que les personnages pénètrent tranquillement dans la tanière des Lectoïdes, alors que l’on devrait avoir l’impression qu’ils s’infiltrent dans un nid de frelons.

Si le cinéma a inventé certains codes, c’est pour de bonnes raisons. Certes on peut les contourner, voir les démolir pour faire tout autre chose. Je n’ai rien contre ce genre d’expérimentation, ou contre une volonté de faire le contraire de ce qui se fait habituellement ou qui a du succès. Mais pour contourner les règles, encore faut-il bien les connaître, or je n’ai pas eu l’impression que ce soit réellement le cas ici.

Des effets spéciaux qui ont mal vieilli

Enfin, j’ose à peine parler des effets spéciaux… Même pour l’époque je ne les ai absolument pas trouvé convaincants. Si encore il s’agissait d’une vraie comédie, cela ne serait pas bien grave et contribuerai même à rendre le film encore plus drôle. Sauf que, comme je l’ai déjà évoqué, Buckaroo Banzai est traité comme un film sérieux, par conséquent les effets spéciaux, les maquillages et les costumes me sont apparus juste moches.

Verdict

Pour sa volonté de vouloir faire quelque chose de différent, pour son héros multitâche, son univers décallé et son histoire loufoque, le tout donnant un résultat complètement “What the Fuck”, je comprends que Les Aventures de Buckaroo Banzaï à travers la 8ème dimension soit devenu, pour certains, un film culte. Malheureusement le traitement est si bancale, plat et premier degré, que pour moi ce film est juste un bon gros nanar.

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