Once Upon Time… In Hollywood

  • Ce 9ème film de Quentin Tarantino est : une comédie dramatique
  • Sortie au cinéma le : 14 août 2019
  • Écrit et Réalisé par : Quentin Tarantino
  • Avec au casting : Leonardo Di Caprio, Brad Pitt, Margot Robbie, Al Pacino et Margaret Qualley
  • Dans ce film : on suit le parcourt de Rick Dalton, star de la télévision sur le déclin, et de sa doublure Cliff Booth, ancien cascadeur, qui tentent tout deux de relancer leur carrière dans l’industrie Hollywoodienne de la fin des années 60.

Le Hollywood de 1969

S’il y a bien un point sur lequel le film ne souffre d’aucune critique, c’est la façon dont Tarantino rend hommage au Hollywood de la fin des années 60. Nul doute que le réalisateur a effectué de longues et pointilleuses recherches sur cette époque, afin de la nous retranscrire d’une façon aussi précise et crédible.

Par conséquents, les références à divers films de l’époque, les petites anecdotes, et autres clins d’œil, sont très nombreux. Par ailleurs le réalisateur n’a pas hésité à intégralement refaire certaines scènes à l’ancienne, ou à intégrer Leonardo Di Caprio, alias Rick Dalton, dans des séquences de films bien connus. Comme par exemple avec La Grande Evasion, pour évoquer le fait que le personnage est passé à deux doigts d’être retenu pour le rôle principal. D’ailleurs, petite parenthèse, Leonardo Di Caprio est absolument bluffant ! A tel point que l’on se dit qu’il aurait tout fait eu sa place dans ces fictions de l’époque.

Bien entendu tout cela a été fait avec une petite dose d’humour, pas toujours bien comprise d’ailleurs. Je pense en particulier à la scène dans laquelle Bruce Lee, interprété par Mike Moh, se vante de pouvoir mettre au tapis absolument n’importe qui. Ce qui a fortement déplu à certains proches de l’acteur, notamment sa fille Shannon Lee. Mais c’est oublié que cette scène est imaginée par Cliff Booth, incarné par Brad Pitt. Par conséquent il est logique que Bruce Lee soit montré comme un « trou du cul arrogant », qui va ensuite se faire mettre au tapis par Cliff. Alors qu’en réalité, je ne pense pas que Brad Pitt en aurait été capable.

Oui mais à part ça, ça raconte quoi ?

Malheureusement si l’on retire tout cet aspect « Hollywood de la fin de années 60 », ainsi que le dernier acte sur lequel je reviendrais, bah le film ne raconte malheureusement pas grand chose d’intéressant.

Petit résumé rapide : durant l’année 1969, on suit le parcourt de Rick Dalton, acteur sur le déclin, et de son pote Cliff Booth, ancien cascadeur réduit à être l’homme à tout faire de Rick. Tout deux cherchent à se sortir de cette situation et à relancer leur carrière. En parallèle, Roman Polanski, incarné par Rafal Zawierucha, et sa femme Sharon Tate, jouée par Margot Robbie, viennent s’installer juste à côté de la maison de Rick, et durant un temps on suivra un peu la vie de la jeune femme.

Et… C’est tout… Le premier acte se cantonne à nous présenter chaque personnage. Tandis que le second nous présente la journée de chacun d’entre eux : Rick sur un plateau de tournage, Cliff parcourant la ville et faisant la connaissance d’un groupe de hippies, Sharon achetant un livre pour son mari et allant au cinéma. Certes chacun de ces morceaux de vie nous en apprend un peu plus sur les personnages et entraîneront un changement dans leur vie, mais guère plus.

Bref, rien de bien passionnant, et heureusement que c’est Tarantino qui est derrière la caméra et à l’écriture, parce que sinon on se serait vite ennuyé.

Tout ça pour ça ?

En fait toute l’histoire de Rick, Cliff et Sharon, n’est qu’un prétexte pour deux choses : primo, permettre à Tarantino de s’amuser avec le Hollywood de la fin des années 60 ; deuzio, à nous mener vers le dernier acte, ce qui est somme toute assez logique.

Et quel dernier acte ! Enfin une séquence digne du Tarantino que l’on aime, à la fois violente et drôle. Le soucis, c’est que lorsque que cet acte 3 arrive, on se dit « ça y est le film démarre enfin ». Sauf qu’à la fin de la séquence, c’est le générique de fin qui nous tombe dessus sans prévenir.

Personnellement j’ai été très frustré, tout d’abord parce que le film est passé plus vite que je ne l’aurais cru, mais aussi parce que le générique arrive alors qu’il y a, selon moi, encore des choses à raconter. Sans aller jusqu’à faire un cours de cinéma, pour moi les trois quarts du film n’ont été qu’une introduction. Aussi lorsque j’ai vu arrivé ce qui constitue finalement le dernier acte du film, je l’ai perçu comme l’élément déclencheur, l’évènement qui allait enfin lancer le film et non le terminer.

Autre problème, je me suis demandé à quoi sert finalement Sharon ? A quoi sert toutes ces scènes où on la voit au cinéma ? A la présenter comme une espèce de petite blonde un peu naïve qui vie sur son petit nuage ? Pourquoi pas, après tout cela est justifié par la toute fin du film. Il aura quand même fallu que Rick se fasse attaquer pour qu’elle se rende compte qu’il est son voisin et l’invite à boire un verre. Mais c’est tout ?

Le véritable soucis est sans doute que je m’attendais à ce que le meurtre de Sharon Tate soit le vrai sujet du film, or ce qui n’est pas du tout le cas. Mais peut-être était-ce la volonté de Tarantino, qui se serait alors amusé avec les spectateurs qui connaissaient déjà le tragique destin de Sharon. Ou alors a-t-il simplement voulu retranscrire le contexte et l’ambiance de l’époque, par l’intermédiaire de deux personnages extérieurs au drame.

Verdict

En conclusion, Once Upon Time… in Hollywood est un film fait par un cinéphile pour les cinéphiles, mais qui oublie le reste du publique. C’est en tout cas de cette façon que je l’ai ressenti.

Si je peux tout à fait comprendre que Quentin Tarantino ait souhaité se faire plaisir avec son 9ème film, je comprend un peu moins la réaction des critiques. Encore que, étant donné qu’il s’adresse avant tout aux cinéphiles, peut-être ce sont-ils sentis caressés dans le sens du poil. Tant et si bien que pour certains, Once Upon Time… in Hollywood est sans doute plus un film d’auteur qui rend hommage à toute une époque du cinéma, et non un simple divertissement pour le grand publique.

Pour ma part je reste quand même un peu déçu, ce qui est bien dommage car jusqu’ici j’avais toujours pleinement appréciés les films de Tarantino.

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