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Ready Player One

  • C’est un film de : Science-Fiction, Aventure
  • Sorti au cinéma le : 28 mars 2018
  • Réalisé par : Steven Spielberg
  • Écrit par : Zak Penn, Ernest Cline
  • Avec au casting : Tye Sheridan, Olivia Cooke, Ben Mendelsohn, Simon Pegg, Mark Rylance
  • L’histoire : En 2044, la Terre n’est plus un endroit où il fait bon vivre. Pour compenser, l’humanité s’est réfugiée dans l’OASIS, un univers virtuel où tout est possible. Mais lorsque son fondateur meurt, celui-ci laisse un dernier message dans lequel il annonce avoir caché trois clefs dans l’OASIS. Celui ou celle qui les trouvera obtiendra 250 milliards de dollars et le contrôle total de l’OASIS. Une chasse au trésor virtuel s’engage alors, à laquelle participe Wade Watts, un jeune homme de 17 ans qui ne vit que pour l’OASIS.
  • Disponible en : DVD & Blu-ray

Une avalanche de références à la pop culture

Fun et divertissant, Ready Player One est comme un bonbon bourré de nostalgie qui fond dans la bouche durant deux bonnes heures. Les références à la pop culture sont nombreuses et nul doute que les fans vont regarder le film au ralenti pour toutes les trouver.

Il y en a absolument pour tous les goûts et tous les âges. Mad Max, Star Trek, Battlestar Galactica, Cowboy Bebop, Akira, Gundam, Halo, Overwatch, Batman, Les Tortues Ninja, et j’en passe tant la liste est très longue. Certaines sont très discrètes, tandis que d’autres sont bien plus visibles, quand elles ne sont tout simplement pas des éléments essentiels à l’intrigue, comme l’incroyable reconstitution de Shining.

Le plus fou, c’est que Steven Spielberg soit parvenu à réunir autant de licences différentes dans un seul film ! Bien que le réalisateur n’ait pas précisé s’il a parfois été nécessaire de mettre la main à la poche, il semble pourtant avoir réussi à obtenir toutes les autorisations sans trop de problèmes et avec la bénédiction des divers détenteurs des droits. En même temps difficile de repousser une telle demande à un cinéaste qui a en de nombreuses occasions rapporté plusieurs millions de dollars au box-office.

En tout cas pour ceux qui ont bien voulu collaborer, car d’autres ont clairement refusé. Par exemple, les références à Star Wars sont assez discrètes et le X-Wing n’est pas piloté par le héros du film comme dans le livre. On me souffle également à l’oreille qu’Ultraman devait participer à la bataille finale et a été remplacé par Le Géant de Fer.

Oui, mais à part ça ?

Malheureusement, c’est à peu près tout ce que le métrage nous propose. Certes, il n’a aucun défaut majeur, mais il ne fait preuve d’aucune fulgurance. Le scénario est bien écrit, la mise en scène made in Spielberg est toujours aussi agréable et efficace, en particulier durant la course que je trouve absolument bluffante, et visuellement le film offre du lourd. Là-dessus, je pense que tout le monde est d’accord.

Cependant, l’histoire n’est pas très originale, les sujets abordés sont survolés en plus d’être un peu trop caricaturaux à mon goût.

J’ajouterais également que certains choix m’ont laissé perplexe, comme l’introduction. Pourquoi cette voix off, alors que certaines informations sont visibles à l’écran ? Pire, pourquoi répéter deux fois la même chose ? Je comprends qu’il soit nécessaire de bien intégrer le spectateur à l’univers, mais de là à le considérer pour un idiot à ce point, il y a des limites.

Par ailleurs, je me garderais bien d’évoquer les incohérences du film, par exemple la reconnaissance des mouvements qui n’est pas toujours très claire. À priori si l’utilisateur possède juste un casque, le reste du corps n’est pas pris en compte, sauf s’il emploie d’autres périphériques comme le tapis roulant. Jusqu’ici, cela semble logique. Pourtant, on peut voir des personnages se déplacer de la même manière que leur avatar virtuel, alors qu’ils ne sont équipés que d’un casque VR. Certes, je veux bien que tout se passe dans la tête, mais dans ce cas pourquoi est-il nécessaire d’avoir des accessoires pour bouger librement dans l’OASIS ? Et cela ne s’arrange pas quand c’est le scénario qui décide si le moindre mouvement doit être reconnu ou non, notamment lorsque Wade tente d’insérer les clés.

Verdict

Ready Player One ne prend pour ainsi dire aucun risque et se contente du minimum actuel. Le résultat est spectaculaire et Spielberg nous offre un film très divertissant, mais malheureusement cela est insuffisant pour moi. À titre personnel, je lui préfère de loin Avalon de Mamoru Oshii. Certes beaucoup moins fun, mais beaucoup plus cohérent et intéressant à tous les niveaux.


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